Livre blanc · Édition octobre 2026
La visibilité du praticien à l’ère de l’intelligence artificielle.
Comment vos patients cherchent un praticien aujourd’hui, et ce qu’il faut mettre en place pour rester visible sur Google, sur Doctolib et dans les réponses des IA.
Visibilité des professionnels de santé
La visibilité du praticien à l’ère de l’intelligence artificielle
Comment vos patients cherchent un praticien aujourd’hui, et ce qu’il faut mettre en place pour rester visible sur Google, sur Doctolib et dans les réponses des IA.
L’essentiel en une page
Cinq idées à retenir.
- Vos patients vous cherchent par deux chemins à la fois.La recherche classique, sur Google et Doctolib, et les assistants d’intelligence artificielle. Les deux puisent dans les mêmes informations.
- Une IA ne classe pas, elle cite.Elle reprend les pages qui répondent clairement à la question, décrivent précisément le cabinet et portent une signature identifiable.
- Quatre fondations suffisent.Une page par vraie question de vos patients, des données structurées, une fiche tenue et une réponse à chaque avis, une expertise signée. Google le dit lui-même : les principes du référencement restent valables pour ses réponses par IA.
- La déontologie trace le chemin.Depuis le décret du 22 décembre 2020, l’information loyale du public est expressément permise. Le référencement prioritaire, les témoignages et l’incitation aux avis restent interdits.
- Quatre-vingt-dix jours suffisent pour poser les bases.Personne ne peut garantir une position ni un délai. L’ordre des priorités, lui, est connu, et le plan tient sur une page.
Les chiffres qui comptent
Ce qui a changé en trois ans.
Chaque chiffre renvoie à sa source, numérotée en fin de document.
Partie 1 sur 5
Comment vos patients cherchent un praticien aujourd’hui
Le parcours vers un praticien commence presque toujours par une question posée à un écran. Savoir où et comment, c’est savoir où votre expertise doit être lisible.

Qu’il cherche un spécialiste pour la première fois ou qu’il ait été adressé par son médecin traitant, le patient franchit les mêmes étapes. Les deux étapes du milieu, la première impression et la vérification, se jouent entièrement en ligne, le plus souvent sans que le cabinet le sache.
Le parcours d’un patient, de la question au rendez-vous
Les étapes 3 et 4 se jouent en ligne, avant tout contact avec le cabinet.
- La questionUn motif, un symptôme, un besoin de second avis.« Quel spécialiste consulter pour… »
- La rechercheSur Google, sur Doctolib, ou auprès d’un assistant IA.Souvent le soir, sur un téléphone
- La première impressionFiche Google, note, avis récents, photos, horaires.Avant tout contact avec le cabinet
- La vérificationLe site du cabinet, la page de la spécialité, le parcours de soins.Le patient adressé passe aussi par là
- La décisionUn nom retenu, parfois confirmé auprès d’un proche ou du médecin traitant.
- Le rendez-vousPrise en ligne ou appel au secrétariat.
Deux chemins, une même intention
La recherche classique reste le chemin le plus fréquent8 : une spécialité, une ville, puis la comparaison des fiches, des avis et des disponibilités. Le second chemin s’est installé en très peu de temps : les assistants conversationnels, ChatGPT, Gemini, Claude, Perplexity, Copilot, et l’aperçu IA affiché en tête des résultats de Google.
La différence est de nature. Au lieu d’une liste de liens à comparer, le patient reçoit une réponse rédigée qui nomme quelques sources. Y figurer, c’est être recommandé au moment même où la question est posée. En être absent, c’est ne pas exister dans cette réponse.
La recherche classique
Le patient tape une spécialité et une ville, compare les fiches, les avis et les disponibilités, puis clique.
Les assistants IA
Le patient pose sa question en langage courant et lit une réponse rédigée qui cite quelques sources.
Les deux puisent dans les mêmes informations : votre fiche, vos avis, votre site.
ChatGPT, utilisateurs chaque semaine dans le monde
En millions, d’après les annonces publiques d’OpenAI.
Voir les données
| Date de l’annonce | Millions d’utilisateurs par semaine |
|---|---|
| nov. 2023 | 100 |
| août 2024 | 200 |
| déc. 2024 | 300 |
| févr. 2025 | 400 |
| mars 2025 | 500 |
| août 2025 | 700 |
| oct. 2025 | 800 |
| févr. 2026 | 900 |
Voir les données
| Date de l’annonce | Millions d’utilisateurs par semaine |
|---|---|
| nov. 2023 | 100 |
| août 2024 | 200 |
| déc. 2024 | 300 |
| févr. 2025 | 400 |
| mars 2025 | 500 |
| août 2025 | 700 |
| oct. 2025 | 800 |
| févr. 2026 | 900 |
Sources : annonces d’OpenAI de novembre 2023 à février 2026 9,10,11,12,13,14. Chiffres mondiaux, tous usages confondus.
Vos patients posent déjà leurs questions de santé aux IA
La recherche d’information de santé en ligne est entrée dans les habitudes : en 2025, 59,8 % des Français de 16 à 74 ans en avaient fait une au cours des trois derniers mois5, et 67 % des Français avaient pris un rendez-vous médical sur internet dans l’année4.
Les assistants d’intelligence artificielle s’y ajoutent à grande vitesse. En juin 2026, 40 % des Français déclaraient avoir déjà utilisé une IA pour une question de santé, de bien-être ou de sport ; 29 % pour comprendre leurs symptômes, 26 % pour obtenir des précisions sur un diagnostic, une ordonnance ou un médicament2. Dans le monde, OpenAI estime que plus de 230 millions de personnes posent chaque semaine une question de santé ou de bien-être à ChatGPT1.
Les Français et l’IA pour leur santé
Part des personnes ayant déjà utilisé un outil d’IA pour une question de santé, de bien-être ou de sport.
Source : Elabe pour la Région Hauts-de-France, juin 2026, 1 503 personnes de 18 ans et plus 2.
La recherche classique garde pourtant la main : parmi les Français qui utilisent l’IA générative, ceux qui cherchent une information passent encore deux fois plus souvent par un moteur de recherche (59 %) que par une IA (28 %)8. Les deux chemins coexistent, et le patient passe de l’un à l’autre.
Deux recherches, deux pages de résultats
Depuis le 22 juillet 2026, Google affiche en France ses Aperçus IA, des réponses rédigées en tête de page6. Leur présence dépend fortement de la recherche. Quand le patient cherche un praticien près de chez lui, la carte et les fiches dominent : fin 2025, BrightEdge ne relevait plus d’Aperçu IA sur ce type de recherche15. Quand il pose une question de santé, l’Aperçu IA est présent dans la majorité des cas.
Ce que voit le patient, selon ce qu’il cherche
Schémas simplifiés. La disposition varie selon la recherche, l’appareil et le lieu.
Le patient cherche un praticien
Le patient pose une question de santé
- 1La carte et les fiches GoogleNom, note, nombre d’avis, horaires, itinéraire, appel. Sur une recherche de praticien, c’est la première impression.
- 2Les plateformes de rendez-vousVotre profil y est une source parmi d’autres, lue par les patients comme par les moteurs.
- 3Les sitesPages de cabinets et d’établissements : c’est là que votre expertise s’explique.
- 4L’Aperçu IASur une question de santé, une réponse rédigée en tête de page, qui cite ses sources.
- 5Les pages qui répondentLes pages citées par l’Aperçu IA figurent souvent aussi dans les premiers résultats classiques.
Part des recherches qui affichent un Aperçu IA en France
Relevé sur 100 000 mots-clés français, dont 5 000 en santé, les 7 et 8 août 2026.
Source : SE Ranking, août 2026 3. Éditeur d’outils de référencement ; mesure ponctuelle.
Un chiffre de la même étude mérite l’attention : 60 % des pages citées dans les Aperçus IA figurent aussi dans les dix premiers résultats classiques3. Le référencement classique reste la porte d’entrée des réponses de l’IA.
Ce que cela change pour vous
- La première impression se joue avant l’appel. Une fiche incomplète ou des avis sans réponse pèsent davantage qu’on ne le pense.
- La cohérence entre les sources compte. Nom, adresse, horaires et spécialités doivent être identiques sur Google, Doctolib, votre site et les annuaires. Les moteurs, comme les patients, se méfient des contradictions.
- Ces deux chemins ne demandent pas deux stratégies. Ils reposent sur les mêmes fondations, détaillées dans la partie suivante.
Partie 2 sur 5
Les quatre fondations d’un cabinet visible
Contenu, structure, avis, signature : ce que lisent les moteurs comme les patients, et que vous pouvez maîtriser sans compétence technique.

Ce qui rend un cabinet trouvable sur Google et citable par une IA tient en quatre fondations. Aucune n’exige de compétence technique de votre part. Toutes demandent une méthode et de la régularité.
Quatre fondations, deux chemins servis à la fois
Fondation 1. Une page par vraie question de vos patients
Un site qui liste des intitulés de spécialités ne répond à aucune question. Or un moteur, classique ou conversationnel, reprend un texte qui explique, pas un menu. La fondation, c’est une page par vraie question de vos patients, avec la réponse en tête : comment se déroule cette intervention, quand consulter pour ce motif, que prévoir avant le rendez-vous.
Ces pages relèvent de l’information du public, celle que la déontologie autorise expressément. Elles servent d’abord vos patients, qui arrivent mieux préparés en consultation. Elles servent ensuite votre visibilité, parce qu’elles correspondent exactement à ce que les patients tapent ou demandent.
Anatomie d’une page qui répond
Exemple type pour une intervention courante. Le nom du praticien est volontairement masqué.
- 1Le titre est la question du patientFormulée avec ses mots, pas avec le jargon du compte rendu opératoire.
- 2La réponse d’abordDeux ou trois phrases qui répondent, avant tout développement. C’est le passage que les moteurs reprennent.
- 3Des intertitres qui suivent le parcoursAvant, pendant, après. Chaque partie se lit seule.
- 4Des questions fréquentesCelles que votre secrétariat entend au téléphone, avec une réponse courte.
- 5Une signature et une dateLe praticien qui a rédigé ou relu, sa spécialité, la date de mise à jour.
- 6Un balisage invisibleLes données structurées décrivent la page, l’auteur et le cabinet aux moteurs.
Fondation 2. Des données structurées qui décrivent le cabinet
Les moteurs comprennent mieux une page accompagnée d’un balisage normalisé, invisible pour le visiteur. Le vocabulaire schema.org, commun aux grands moteurs, prévoit des types précis pour la santé : Physician pour un médecin ou un cabinet, MedicalClinic pour un centre ou une clinique, MedicalWebPage pour une page d’information médicale16.
Ce balisage dit à la machine qui vous êtes, où vous exercez, quand, et ce que vous prenez en charge. Il relie aussi vos différentes présences : le site, la fiche Google, le profil Doctolib. Google recommande le format JSON-LD et rappelle qu’il ne garantit pas l’affichage de ces données17 : le balisage aide à comprendre, il ne promet rien. Une précaution propre aux médecins : ne pas baliser de notes ni d’avis, puisque l’Ordre déconseille de faire état des évaluations de patients18.
Ce que vous écrivez, ce que la machine comprend
Extrait de balisage JSON-LD pour un médecin. Les valeurs entre crochets sont à remplacer.
// Invisible pour le visiteur, lu par Google et par les IA { "@context": "https://schema.org", "@type": "Physician", "name": "Docteur [Prénom Nom]", "medicalSpecialty": "Ophthalmology", "address": { "@type": "PostalAddress", "streetAddress": "[adresse]", "addressLocality": "[ville]" }, "telephone": "+33 …", "openingHours": "Mo-Fr 08:30-18:30", "availableService": { "@type": "MedicalProcedure", "name": "Chirurgie de la cataracte" }, "sameAs": ["[profil Doctolib]", "[fiche Google]"] }
- Qui
- Un médecin, ophtalmologue
- Où
- [adresse], [ville]
- Quand
- Du lundi au vendredi, 8 h 30 à 18 h 30
- Quoi
- Chirurgie de la cataracte
- Ailleurs
- Même praticien sur Doctolib et sur Google
Fondation 3. Des avis suivis, une réponse à chacun
Pour un patient, la fiche Google est souvent le premier contact avec le cabinet. Une fiche complète, des photos récentes, des horaires justes, des avis récents auxquels le cabinet répond : c’est ce qui inspire confiance. Pour Google, le nombre d’avis reçus fait partie de ce qui détermine la place d’un établissement dans le classement local, et les réponses utiles aident à se démarquer19.
Pour un médecin, une règle s’ajoute : l’Ordre rappelle qu’il n’est pas permis d’inciter ses patients à publier des avis en ligne20. Ce qui reste entre vos mains est déjà beaucoup : une fiche exacte et complète, des photos du cabinet, des horaires justes, un lien de prise de rendez-vous, et une réponse mesurée à chaque avis, positif ou négatif, sans jamais rien révéler qui relève du secret médical.
Le cycle d’une fiche vivante
Le cabinet ne sollicite pas les avis ; il tient sa fiche et répond à chacun, avec régularité.
Trois modèles de réponse aux avis
À adapter à votre ton. Les crochets indiquent les éléments à personnaliser.
D’après les conseils du guide du Conseil national de l’Ordre des médecins sur la réputation numérique 20.
Fondation 4. Une expertise signée et rendue lisible
Google résume ses attentes en quatre lettres, E-E-A-T : expérience, expertise, autorité, fiabilité. Pour les sujets qui peuvent avoir un impact important sur la santé, il indique que ses systèmes accordent encore plus de poids aux contenus qui présentent ces qualités21. Une page signée par un praticien identifiable, qualifié, cohérent d’une source à l’autre, coche toutes ces cases.
Personne n’est mieux placé qu’un praticien pour signer un contenu médical fiable et vulgarisé. Encore faut-il que cette signature se voie : une page par praticien, le nom de l’auteur sur chaque contenu, une date de relecture, une présence cohérente sur LinkedIn.
E-E-A-T, traduit pour un cabinet
Partie 3 sur 5
Être cité par les IA : le mécanisme du GEO
Une intelligence artificielle ne classe pas, elle cite. Comprendre comment elle choisit ses sources, c’est savoir comment en faire partie.

Le GEO, pour Generative Engine Optimization, désigne le travail qui rend un contenu citable par les moteurs qui rédigent une réponse. Là où le référencement classique vise une place dans une liste, le GEO vise à devenir la source que l’IA reprend.
Comment un assistant choisit ses sources
Quand la question appelle une information locale ou récente, un assistant ne répond pas seulement de mémoire. Il lance une recherche sur le web, lit quelques pages, puis compose sa réponse en citant ses sources. Chaque assistant s’appuie pour cela sur un index de recherche, le sien ou celui d’un partenaire, alimenté par des robots qui parcourent les sites.
ChatGPT affiche les liens de ses sources sous ses réponses et s’appuie sur des moteurs de recherche tiers22. Google indique que ses Aperçus IA peuvent lancer plusieurs recherches associées pour composer une réponse, et surtout qu’aucune optimisation spéciale n’est requise pour y apparaître : les principes fondamentaux du référencement restent valables23.
La conséquence est directe : être cité, ce n’est pas être « bien classé » au sens ancien, c’est faire partie des quelques pages que l’assistant a lues et jugées assez claires pour s’appuyer dessus. Les fondations de la partie précédente sont exactement ce qui rend une page citable : un contenu qui répond, un balisage qui décrit, des avis qui rassurent, une signature qui fait autorité.
Une réponse d’assistant, et ses sources
Exemple type. Les sources citées varient selon l’assistant, la question et le moment.
Ce que lisent les IA : leurs robots
Chaque éditeur envoie des robots parcourir le web. Il faut distinguer ceux qui servent la recherche, grâce auxquels votre site peut être lu et cité au moment d’une question, et ceux qui servent l’entraînement des modèles. Les éditeurs documentent cette séparation : vous pouvez refuser l’entraînement sans renoncer à la recherche.
Les principaux robots, d’après la documentation officielle des éditeurs
| Éditeur | Robot | Rôle |
|---|---|---|
| OpenAI | OAI-SearchBot | Fait apparaître les sites dans les résultats de recherche de ChatGPT24 |
| OpenAI | GPTBot | Collecte des contenus pour entraîner les modèles24 |
Google-Extended | Autorise ou non l’entraînement de Gemini. Sans effet sur la recherche Google ni sur le classement25 | |
| Anthropic | Claude-SearchBot | Améliore les résultats de recherche de Claude26 |
| Anthropic | ClaudeBot | Collecte des contenus pour l’entraînement26 |
| Perplexity | PerplexityBot | Fait apparaître et cite les sites dans Perplexity, sans entraînement27 |
# Laisser les robots de recherche des assistants lire le site User-agent: OAI-SearchBot Allow: / User-agent: Claude-SearchBot Allow: / User-agent: PerplexityBot Allow: /
Le réflexe à avoir
Ouvrez votresite.fr/robots.txt. S’il bloque tous les robots, ou s’il a été réglé un jour « contre les IA » sans distinction, votre site peut être absent des réponses. En France, Google propose aussi depuis juillet 2026 un réglage dans la Search Console pour choisir d’apparaître ou non dans ses fonctions d’IA6.
Recherche classique et réponses des IA : ce qui change, ce qui reste
| Recherche classique | Réponses des IA | |
|---|---|---|
| Ce que voit le patient | Une liste de liens à comparer | Une réponse rédigée qui cite quelques sources |
| Ce qui compte | La position dans la liste | Être retenu comme source |
| Ce qui est lu | Pertinence, liens, qualité technique | Clarté de la réponse, structure, cohérence, signature |
| Ce que l’on mesure | Affichages, clics, positions | Citations, mentions, visites venues des assistants |
| Ce qui ne change pas | Un contenu utile, exact et signé, sur un site rapide, sécurisé et bien balisé. | |
Les six signaux d’une page citable
Partie 4 sur 5
Déontologie : ce que vous avez le droit de faire
La première question de tout praticien, à juste titre. La réponse est nette : oui, dans un cadre précis, qui est aussi celui que les moteurs valorisent.

Depuis le décret du 22 décembre 2020, le code de déontologie ne parle plus d’interdire la publicité : il organise la communication du médecin. Ce qu’il permet couvre l’essentiel du travail décrit dans ce livre blanc. Ce qu’il interdit doit être connu avec précision.
« I. Le médecin est libre de communiquer au public, par tout moyen, y compris sur un site internet, des informations de nature à contribuer au libre choix du praticien par le patient, relatives notamment à ses compétences et pratiques professionnelles, à son parcours professionnel et aux conditions de son exercice. […] Elle est loyale et honnête, ne fait pas appel à des témoignages de tiers, ne repose pas sur des comparaisons avec d’autres médecins ou établissements et n’incite pas à un recours inutile à des actes de prévention ou de soins. […]
II. Le médecin peut également, par tout moyen, y compris sur un site internet, communiquer au public ou à des professionnels de santé, à des fins éducatives ou sanitaires, des informations scientifiquement étayées sur des questions relatives à sa discipline ou à des enjeux de santé publique. […] »
Code de la santé publique, article R.4127-19-1, extraits 31
Le texte autorise donc deux registres : l’information sur votre exercice (compétences, pratiques, parcours, conditions d’accès) et l’information éducative ou sanitaire, scientifiquement étayée, formulée « avec prudence et mesure ». Le Conseil d’État a validé ce cadre en 202232. L’article R.4127-19 ne contient plus qu’une phrase : « La médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce »33.
Les recommandations publiées par l’Ordre en février 2021 précisent l’esprit du texte : dater les informations mises en ligne, citer ses sources, les vérifier régulièrement, et ne pas faire état des notes, avis ou remerciements de patients18.
Feu vert, vigilance, interdit
Feu vert
- Présenter vos compétences, vos pratiques, votre parcours et les conditions de votre exercice
- Publier des contenus éducatifs ou de prévention, scientifiquement étayés
- Expliquer un parcours de soins sur votre site
- Tenir votre fiche Google exacte et complète
- Répondre aux avis avec mesure, sans atteinte au secret
- Dater vos contenus et citer vos sources
Vigilance
- Photos avant et après : seulement si elles montrent les résultats habituellement attendus
- Réseaux sociaux : de la pédagogie, pas de promotion de votre propre activité
- Données et résultats : seulement des données confirmées
- Photos et vidéos au cabinet : aucun patient identifiable
- Ne jamais inciter à un recours inutile à des soins
Interdit
- Témoignages de tiers, mise en avant de notes, d’avis ou de remerciements de patients
- Comparaisons avec d’autres médecins ou établissements (délais, tarifs, actes)
- Référencement prioritaire, payant ou gratuit : annonces, hashtags pour gagner en visibilité
- Inciter des patients à publier des avis en ligne
- Pratiquer la médecine comme un commerce
- Toute atteinte au secret médical, y compris dans une réponse à un avis
Sources : art. R.4127-19-1, R.4127-13, R.4127-19 et R.4127-80 du Code de la santé publique ; recommandations du CNOM de février 2021 ; charte du médecin créateur de contenu, 2025 ; guide du CNOM sur la réputation numérique, 2018 31,34,33,30,18,35,20.
Ce cadre est rappelé à titre informatif, à partir des textes et des documents de l’Ordre en vigueur en octobre 2026. Un article R.4127-13-1 sur l’usage du numérique et de l’intelligence artificielle par le médecin a par ailleurs été créé en juillet 202638. Chaque situation s’apprécie au regard des règles applicables à votre exercice et, en cas de doute, avec votre Conseil départemental de l’Ordre.
Partie 5 sur 5
Votre plan d’action en 90 jours
Personne ne peut promettre une position ni un délai. L’ordre des priorités, lui, est connu. Voici une progression réaliste sur un trimestre.

Rien de tout cela ne se fait en un jour. Mais l’ordre des priorités est clair : d’abord ce que le patient découvre avant tout contact, ensuite ce qui explique votre expertise, enfin ce qui la fait reconnaître. Voici une progression réaliste sur un trimestre, à mener seul ou accompagné.
Douze semaines, cinq chantiers
S1 à S12 : semaines. Les chantiers avancent en parallèle, à un rythme soutenable pour un cabinet.
- Revendiquer et compléter la fiche Google : catégories, horaires, photos, lien de rendez-vous.
- Vérifier que nom, adresse, téléphone et spécialités sont identiques partout.
- Poser le balisage du cabinet et des praticiens. Vérifier que le site ne bloque pas les robots de recherche des IA.
- Dater chaque page existante et citer ses sources.
- Lister avec le secrétariat les dix questions les plus posées.
- Publier trois à cinq pages-réponses, rédigées ou relues et signées par un praticien.
- Lire chaque avis chaque semaine, signaler à Google ceux qui enfreignent ses règles.
- Répondre à chaque avis existant, positif ou négatif.
- Compléter la page de chaque praticien : parcours, qualifications, activité.
- Décliner chaque page en publication pédagogique sur LinkedIn, signée, sans promotion de votre activité.
- Faire savoir à vos confrères correspondants ce que vous prenez en charge.
- Mesurer : affichages et actions de la fiche, visites, citations sur un panel de questions.
- Ajuster le plan éditorial selon les questions qui remontent.
Où en est votre cabinet ? L’auto-diagnostic en 20 points
Cochez ce qui est en place aujourd’hui. Le total indique par où commencer.
0 / 20
Les six indicateurs à suivre chaque mois
Inutile de multiplier les tableaux de bord. Six indicateurs, relevés à la même date chaque mois, suffisent à savoir si le travail porte ses fruits. Le premier relevé, fait avant toute action, sert de point zéro.
Annexe
Glossaire.
- Aperçu IA (AI Overviews)
- Réponse rédigée par l’intelligence artificielle de Google, affichée en tête de certaines pages de résultats, avec des liens vers ses sources.
- Assistant conversationnel
- Outil qui répond en langage courant à une question : ChatGPT, Gemini, Claude, Perplexity, Copilot.
- Données structurées
- Balisage invisible pour le visiteur, au format schema.org, qui décrit précisément une page aux moteurs : cabinet, praticien, adresse, horaires, soins.
- E-E-A-T
- Expérience, expertise, autorité, fiabilité : les critères que Google demande à ses évaluateurs d’apprécier, avec une exigence renforcée pour les sujets de santé.
- Fiche d’établissement Google
- La fiche qui présente le cabinet dans Google Search et Google Maps : nom, adresse, horaires, avis, photos.
- GEO
- Generative Engine Optimization : le travail qui rend un contenu citable par les moteurs qui rédigent une réponse.
- Mode IA
- Mode de recherche de Google, lancé en France en juillet 2026, qui répond par une conversation plutôt que par une liste de liens.
- Page-réponse
- Page de site consacrée à une vraie question de patient, qui commence par une réponse courte, signée et datée.
- Recherche locale
- Recherche liée à un lieu (« ophtalmologue Lyon », « près de moi »), à laquelle Google répond surtout par la carte et les fiches.
- Référencement prioritaire
- Au sens du code de déontologie (art. R.4127-80), tout procédé, payant ou gratuit, qui fait apparaître un médecin en priorité dans les résultats. Interdit.
- Requête
- Les mots tapés ou la question posée par le patient.
- Robot d’exploration
- Programme qui parcourt le web pour le compte d’un moteur ou d’un assistant (Googlebot, OAI-SearchBot, ClaudeBot…).
- robots.txt
- Fichier placé à la racine du site, qui indique aux robots ce qu’ils peuvent explorer.
- schema.org
- Vocabulaire commun aux moteurs de recherche pour décrire le contenu d’une page.
- Search Console
- Outil gratuit de Google qui montre les requêtes, les affichages et les clics d’un site.
- SEO
- Search Engine Optimization, ou référencement naturel : le travail qui rend un site visible dans les résultats des moteurs.
- YMYL
- Your Money or Your Life : les sujets, dont la santé, pour lesquels Google accorde encore plus de poids à la fiabilité des contenus.
Annexe
Sources et méthode.
Ce livre blanc s’appuie exclusivement sur des sources publiques et datées : déclarations officielles des éditeurs, documentation technique des moteurs, textes réglementaires, études publiées. Chaque chiffre est suivi d’un numéro qui renvoie à la liste ci-dessous. Lorsqu’aucune donnée fiable n’existe, nous ne l’écrivons pas.
Les schémas d’interface sont des illustrations simplifiées : ils ne représentent aucun cabinet réel. Les rappels déontologiques sont donnés à titre informatif et ne constituent pas un avis juridique ; en cas de doute, votre Conseil départemental de l’Ordre reste l’interlocuteur de référence.
Données arrêtées en octobre 2026.
- OpenAI, « Introducing ChatGPT Health », 7 janvier 2026 (230 millions de personnes par semaine ; service non ouvert dans l’Espace économique européen). openai.com/index/introducing-chatgpt-health
- Elabe pour la Région Hauts-de-France, « Les Français et l’intelligence artificielle », 12 juin 2026. 1 503 personnes représentatives de 18 ans et plus, interrogées en ligne les 1er et 2 juin 2026. elabe.fr/intelligence-artificielle
- SE Ranking, « Les AI Overviews viennent de débarquer en France », 19 août 2026. 100 000 mots-clés français dont 5 000 en santé, relevés les 7 et 8 août 2026. seranking.com/fr/blog/etude-apercus-ia-france
- Arcep, Arcom, CGE, ANCT et Crédoc, Baromètre du numérique, édition 2025. 4 066 personnes, juillet et août 2024. arcep.fr/uploads/tx_gspublication/barometre-du-numerique_edition_2025_PRESENTATION_mars2025.pdf
- Eurostat, indicateur tin00101, « Individuals using the internet for seeking health-related information », 2025, personnes de 16 à 74 ans. ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/tin00101/default/table
- Google France, « Lancement des Aperçus IA et du Mode IA dans la Recherche Google en France », 22 juillet 2026. blog.google/intl/fr-fr/nouveautes-produits/explorez-obtenez-des-reponses/recherche-ia-apercus-mode
- Étude OpinionWay pour DoctiZen (2021), rapportée par Pourquoi Docteur, « Comment les Français choisissent-ils leur médecin ? », 8 avril 2022. Rapport original non publié. www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/39052-Comment-Francais-choisissent-ils-medecin
- Arcep, Arcom, CGE, ANCT et Crédoc, Baromètre du numérique, édition 2026. 4 145 personnes, juin 2025. www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/barometre-du-numerique-edition-2026_PRESENTATION.pdf
- Sam Altman, OpenAI DevDay, 6 novembre 2023 (100 millions d’utilisateurs hebdomadaires), repris par la presse. tech.eu/2025/10/07/chatgpt-has-more-than-800m-weekly-active-users-says-altman
- OpenAI, déclaration à Axios, 29 août 2024 (plus de 200 millions d’utilisateurs hebdomadaires). gigazine.net/gsc_news/en/20240830-openai-chatgpt-200m-users
- Brad Lightcap, directeur des opérations d’OpenAI, entretien CNBC, 20 février 2025 (400 millions ; 300 millions en décembre 2024). www.pymnts.com/news/artificial-intelligence/2025/openai-chief-operating-officer-brad-lightcap-says-company-reaches-400-million-weekly-active-users
- Nick Turley, OpenAI, cité par TechCrunch, 4 août 2025 (500 millions fin mars 2025, 700 millions en août 2025). techcrunch.com/2025/08/04/openai-says-chatgpt-is-on-track-to-reach-700m-weekly-users
- Sam Altman, OpenAI DevDay, 6 octobre 2025 (plus de 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires), tech.eu. tech.eu/2025/10/07/chatgpt-has-more-than-800m-weekly-active-users-says-altman
- OpenAI, annonce du 27 février 2026 (plus de 900 millions d’utilisateurs hebdomadaires), rapportée par CNET et Yahoo Finance. finance.yahoo.com/news/chatgpt-almost-1-billion-weekly-212157499.html
- BrightEdge, « Healthcare and AI Overviews: How Google Sharpened Its Approach Over Three Years », 24 décembre 2025 (panel non publié, marché non précisé). www.brightedge.com/resources/weekly-ai-search-insights/healthcare-ai-evolution-google-2023-2025
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